Blog du CDI du collège Lavoisier : Présentation du CDI, mise en ligne des travaux d'élèves, présentation de l'épreuve d'histoire des arts, propositions de jeux éducatifs en ligne, échange avec des élèves de CM2, conseils de lecture, aide à l'orientation, Utopies : le journal du collège
Missak Manouchian, est né le ler septembre 1906 dans une famille de paysans arméniens en Turquie.
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Il a huit ans lorsque son père trouvera la mort au cours d'un massacre par des militaires turcs. Sa mère mourra de maladie, aggravée par la famine qui frappait la population arménienne.
Témoin de ces atrocités, Missak Manouchian en restera marqué pour la vie. De nature renfermée, il deviendra encore plus taciturne ce qui le conduira, vers l'âge de douze ou treize ans, à exprimer ses états d'âme en vers :
Un charmant petit enfant
A songé toute une nuit durant
Qu'il fera à l'aube pourpre et douce
Des bouquets de roses.
Recueilli comme des centaines d'autres orphelins par une institution chrétienne, Missak gardera toujours le souvenir du martyre arménien, ce qui le rapprochera, 25 ans plus tard, de ses camarades juifs de la résistance en France, eux-mêmes confrontés au génocide de leur peuple.
Arrivé à 18 ans (en 1924) avec son jeune frère à Marseille, Missak fréquente les "universités ouvrières" créées par les syndicats ouvriers (CGT).
Il monte à Paris et fonde successivement deux revues littéraires où il publie des articles concernant la littérature française et arménienne ; il traduit Baudelaire, Verlaine et Rimbaud en arménien. À la même époque, il s'inscrit à la Sorbonne comme auditeur libre et y suivent des cours de littérature, de philosophie, d’économie politique et d’histoire. Dès 1935, il est à la tête du Comité de secours à l'Arménie et rédacteur de son journal, Zangou (nom d'un fleuve en Arménie).
Après la guerre de 1939-1940, il reprend ses activités militantes, devenues illégales puisque le parti communiste est interdit depuis septembre 1939. Il est arrêté au cours d’une rafle anticommuniste et libéré au bout de quelques semaines.
Il devient alors responsable politique de la section arménienne clandestine de la MOI, puis intègre en 1943, les FTP-MOI, groupe armé des Francs-tireurs et partisans immigrée de Paris. Joseph Epstein est le responsable de l’ensemble des Francs-tireurs et partisans de la région parisienne. Il est donc le supérieur hiérarchique de Manouchian qui, lui-même, a sous ses ordres trois détachements, soit au total une cinquantaine de militants. Les groupes de Manouchian accomplissent près de trente opérations en plein Paris d’août à la mi-novembre 1943.
Après une vaste filature, les Renseignements généraux finissent par démanter les FTP-MOI parisiens avec 68 arrestations dont celles de Manouchian et Joseph Epstein. Au matin du 16 novembre 1943, Manouchian est arrêté en gare d’Évry Petit-Bourg. Sa compagne Mélinée parvient à échapper à la police. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands de la Geheime Feldpolizei (GFP) qui exploitent l’affaire à des fins de propagande.
Missak Manouchian est fusillé au Mont-Valérien, avec vingt-et-un de ses camarades, le 19 février 1944. Joseph Epstein et vingt-huit autres partisans français seront fusillés le 11 avril 1944.
Sources : pcf.evry.pagesperso-orange.fr/manouchian.htm
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L'affiche rouge créée par la propagande nazie en 1944
Le poème Strophes pour se souvenir écrit par Aragon en 1955
L'affiche rouge chantée par Léo Ferré en 1959
La lettre de Manouchian à sa femme Mélinée